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  PUBLICATION : le 29 (Tome 2) vient de paraître; magnifique ouvrage avec photos en couleur de tous les types ! (disponible chez Hillside Books)

*Dans la nouvelle Collection, "Les Coléoptères du Nouveau Monde", vient de paraître  RUTELINI 3,  Révision des "PELIDNOTINA 3" , avec les genres Pelidnota (toutes les "grosses" espèces), Ectinoplectron, Pseudogeniates, Xenopelidnota...; et les photos de toutes les espèces de Lagochile, correspondant au 26,3 des "Coléoptères du Monde"; bel ouvrage, entièrement en couleurs, avec photos de toutes les espèces et de presque tous les types ! 140 p, au prix de  50 euros + le port (sera disponible à Juvisy 2009; ou veuillez me passer directement commande...).

Déjà parus, les RUTELINI 1, Révision des "PELIDNOTA 1" (avec les genres Strigidia, Sorocha, Lasiocala ... ), au prix de 75 euros et RUTELINI 2 (avec les genres Mecopelidnota, Heteropelidnota  ... ), une cinquantaine de pages, au prix de 30 euros + le port

Chez Hillside Books, les 26,1; 26,2; 26,3; 26 et 29 sont toujours disponibles !

Dans la rubrique "Mes Travaux", on trouvera des Généralités sur la Sous-Famille ...


RUTELINAE DE GUYANE

 

Notre chère Guyane et son climat délicieux,


 
 


 

ses eaux limpides,


 

sa superbe architecture,


 

son magnifique réseau routier,


 

et ses habitants si sympathiques

 

 

   

 

 

 

  

 

Evidemment, c'est pour rire un peu, car nous adorons tous notre chère Guyane !

Liens vers : http://www.terresdeguyane.fr/

et, sur les longis de Guyane : http://pagesperso-orange.fr/cerambycidae/

Un autre amoureux de la Guyane : http://www.emmanuelamar.org/

 


Proche de l'équateur, entre 2° et 6° nord, la Guyane est soumise à un climat chaud et humide (22à 33° C).
Les pluies sont abondantes de décembre à juillet (entre 3 et 4 m par an); cette longue saison des pluies est interrompue par une courte accalmie qui dure près de trois semaines entre février et mars. D'août à novembre, la saison sèche se distingue par une nette augmentation du nombre d'heures d'ensoleillement et une température sensiblement plus élevée. La végétation dense et les fortes pluies entretiennent un taux d'humidité relative élevé, proche de la saturation pendant la nuit et entre 70 et 80% dans la journée.


La théorie des refuges :

La biogéographie de la Guyane est étroitement liée à la théorie des refuges (valable pour l'ensemble du bassin amazonien...). Les alternance glaciaires et interglaciaires du Quaternaire ont largement affecté les régions tropicales. Ainsi, durant les périodes froides, la forêt reculait, laissant la place à une savane ("froide"). Les îlots forestiers, subsistant dans des régions au climat plus favorable, constituaient alors des refuges pour la flore et la faune au sein desquels les espèces ont évolué différemment. Si bien que durant les interglaciaires, lorsque la forêt recolonisait les terrains perdus, des espèces nouvelles arrivaient avec elles et se retrouvaient en contact (possibles métissages lorsque les génomes n'étaient pas encore trop différenciés...). Des îlots de savane différente ("chaude") pouvaient se constituaient pendant ces périodes, pouvant jouer, à leur tour, le rôle de refuge pour d'autres espèces. Ce phénomène, plusieurs fois répété au cours du Quaternaire, a donc conduit à favoriser considérablement la spéciation et à augmenter la biodiversité de la région.
Différents travaux convergent pour situer l'une de ces zones refuges à l'ouest de la Guyane et une autre au nord de l'embouchure de l'Amazone.


Etat de nos  connaissances entomologiques :

Si des espèces nouvelles pour la Science d'oiseaux ou de vertébrés se font de plus en plus rares de nos jours, il n'en est pas de même pour les insectes dont les découvertes incessantes sont presque décourageantes dans de nombreux groupes pourtant déjà étudiés depuis plus de deux siècles.
Dans la seule famille des longicornes, sur un peu plus de 1500 espèces recensées en Guyane (depuis 17 ans de collecte orientée), plus de 600 sont totalement nouvelles pour la Science. On voit bien que, sans étude à long terme, le spécialiste serait vite submergé. Si la France de plaine compte environ 30 000 espèces d'insectes, il faudrait multiplier par 10 pour avoir une assez bonne approximation de la richesse entomologique de la forêt guyanaise. Il faut souligner le fait qu'un tiers de ces insectes doit être inconnu de la Science et pratiquement un autre tiers à distribution géographique insoupçonnée. Tout entomologiste passionné par un groupe bien précis peut ici faire un travail équivalent aux pionniers de l'entomologie européenne et participer aussi efficacement à la connaissance de notre planète que les contemporains de Linné, Fabricius et Olivier au XVIIIème siècle. Une vingtaine de familles seulement a fait l'objet d'études suivies ces 20 dernières années, ce qui demeure tout à fait insuffisant par rapport aux centaines existantes. On ne peut qu'encourager les entomologistes à venir séjourner en Guyane afin d'y étudier une faune encore pleine de mystères et dont 99 % des composants ont une biologie totalement inconnue. Il y a pratiquement tout à faire sur les relations plante-insecte des groupes phytophages (lépidoptères, orthoptères, coléoptères).
Pour refléter l'intérêt général que porte l'homme à l'entomofaune, le créole local est très pauvre en noms vernaculaires et tout est considéré comme "mouche". Ainsi, le grand longicorne du palmier Macrodontia  cervicornis est appelé "mouche-café", le grand bupreste Euchroma  gigantea appelé "mouche-soleil", les diverses espèces de guêpes "mouche-chapeau, mouches-feu, mouches- sans- raison".
A propos de papillons, nous entendrons "papillo-cendre" pour Hylesia metabus, l'agent de la papillonite (dermatose provoquée par les poils abdominaux urticants de la femelle), "quatre-fenêtres" pour les nocturnes du genre Rotschildia, "comète" pour les Copiopteryx (ornés de très longues caudales...), "chinois-vert" pour Urania leilus. Seul les morphos, véritables emblèmes de la Guyane au bleu acier éclatant ont su imposer leur nom de genre.
Pourtant, certains insectes sont à la base de coutumes initiatiques comme le Maraké pratiqué chez les Wayanas : la "fourmi-flamant", Paraponera  clavata, et diverses espèces de guêpes du genre Polistes à la piqûre fort douloureuse sont appliquées sur le corps des adolescents à l'aide d'une vannerie maintenant prisonniers les insectes vivants.

(De notre collègue et ami Gérard Tavakilian, grand spécialiste des longicornes néotropicaux).


Le chat et le Calipogon !

Aventure scientifique en forêt amazonienne

Jamais répertorié par l’Institut géographique national (IGN), pas davantage perturbé par l’homme, le lac Toponowini récemment découvert au sud-est de la Guyane par l’association Alabama, devrait provoquer une importante avancée scientifique. C’est du moins l’avis d’une équipe de scientifiques du programme Ecofit qui étudie les paléoclimats des forêts tropicales et revient d’une mission sur les lieux. Avec en filigrane, l’étude du passé du climat guyanais et la compréhension du cycle du mercure.

Tout commence en 1996. Appelé pour une évacuation sanitaire au village amérindien de Trois-Sauts, enclavé au sud-est de la Guyane, un hélicoptère du Samu de retour vers le centre hospitalier de Cayenne est dévié de son parcours à cause d’un orage tropical. A bord, le docteur Gerald Egmann, membre de l’association d’explorateurs Alabama: «On a vu une sorte de montagne avec, autour du dôme, une couronne de nuages et en bas de l’eau. C’était comme dans un film de King-Kong». Trois ans plus tard, le médecin repasse au même endroit. Il aperçoit de nouveau l’étendue d’eau. Cette fois là, il n’omet plus de noter les coordonnées qui s’inscrivent sur le GPS.
Le 18 décembre 2001, cinq membres d’Alabama sautent d’un hélicoptère dans le lac avec des canoës gonflables pour rentrer vers Cayenne à la pagaie. Le lac de forme ovale mesure 120 mètres de diamètre sur sa longueur, un peu moins de 100 mètres de large. Cette reconnaissance confirme l’intérêt du site. En juillet 2002, Gérald Egmann et Eric Pellet, président d’Alabama, déposent leur découverte à la préfecture de Guyane, à l’IGN et à la Société des explorateurs à Paris. Arrêtée pour octobre, l’expédition, d’un coût de 50 000 euros, est présentée aux pouvoirs publics dans un dossier où figure un faux itinéraire, afin de préserver l’endroit des curieux.
Le 5 octobre, quinze personnes bardées chacune de trente kilos sur le dos, quittent Cayenne pour remonter le fleuve Oyapock à la frontière du Brésil, puis la rivière Camopi avant d’ouvrir un layon de cinq kilomètre en forêt jusqu’au lac baptisé Toponowini. En remontant la rivière Camopi, le groupe croise un anaconda de sept mètres de long. Pour Aïmawalé Opoya, un amérindien de l’ethnie Wayana participant à l’expédition, c’est un signe «selon les légendes de son peuple, l’anaconda est le gardien du lac», raconte Nicolas Brehm, ichtyologiste, délégué en Guyane pour Nancie, le Centre international de l’eau et membre de l’expédition.
Jean-Philippe Champenois, entomologiste pour Entomed, (un laboratoire de recherche de médicaments à partir d’insectes) les rejoint alors par hélicoptère. Il collecte 300 spécimens d’insectes toujours en cours d’identification. Mi-décembre, il estimait avoir «peut-être trouvé une nouvelle espèce de coléoptère longicorne». Enfin, en douze jours de présence, l’expédition ne repère ni trace d’un passage de l’homme, ni vestiges de la ville de Manoa, une cité amérindienne de légende recouverte de feuilles d’or que le mythe situe en Amazonie au bord d’un lac. «Retrouver l’Eldorado, c’était aussi notre espoir» confie Eric Pellet. Mais, selon les géographes en pointe sur le sujet, l’Eldorado, s’il existe, se situerait bien plus au nord dans une région comprise entre le sud du Guyana et l’Etat brésilien du Roraima.

Une possible découverte du passé de l’Amazonie

En revanche, le Toponowini suscite l’espoir d’une avancée scientifique: «C’est une découverte exceptionnelle. Les lacs sont rares en forêt tropicale» souligne Marie-Antoinette Mélière, membre de l’équipe Ecofit (Ecosystèmes et paléosystèmes des forêts intertropicales). Cette enseignante, chercheur en géophysique de l’environnement à l’Université de Grenoble a d’ores et déjà acquis «la certitude que le lac remonte au moins à plusieurs centaines d’années, voire même à plus du millénaire si l’on se fie à l’épaisseur des sédiments lacustres recueillis, un mètre ce qui est considérable pour un lac d’altitude en Amazonie». Une estimation corroborée, selon Philippe Gaucher, de la mission pour la création du Parc du sud de Guyane par «la hauteur des arbres autour du lac».
Les carottes d’un mètre, analysées au carbone 14, livreront leur verdict dans plusieurs mois. Les scientifiques espèrent alors pouvoir commencer à remonter le passé climatique de la Guyane sur des milliers d’années. «Si le lac a 5000 ans, on pourra peut-être prouver qu’autour, à l’époque, s’y trouvait de la forêt sèche ou de la savane», escompte Philippe Gaucher.
Concernant la faune, seules trois espèces de poissons ont été répertoriées, ce qui s’explique par la position originale du lac, en tête de bassin versant et ajoute d’ailleurs à sa rareté. Deux caïmans à lunettes et quelques hérons égayent aussi les lieux. Enfin, concernant la flore, «une fougère du littoral guyanais pousse sur les rives du lac, ce qui est étonnant» confie Nicolas Brehm.
En 2000, un autre lac avait été «redécouvert» au centre de la Guyane par Scott Mori du New-York Botanical Garden après avoir été repéré en 1972 par un botaniste, Jean-Jacques de Granville avant d’être perdu de vue. Ce lac, le Matechou, situé au nord-ouest de la petite commune de Saül, serait «moins intéressant» selon Philippe Gaucher «car les arbres sur la rive tombent au fond du lac et le perturbent ce qui ne semble pas le cas pour le Toponowini, beaucoup plus large».
Les explorateurs d’Alabama, pour leur part, ne semblent pas prêts à s’arrêter en chemin. Il y a plusieurs années, ils s’étaient lancés sur les traces de l’explorateur Jules Crevaux rejoignant le fleuve Amazone à pied depuis la Guyane. Aujourd’hui, ils viennent de repérer leur deuxième lac «toujours au sud-est de la Guyane et a priori tout aussi inconnu» assure Eric Pellet.

 
Guyane: une mission pour compter les insectes

Après 3 expéditions (depuis 2006), au Gabon, en Argentine et à Madagascar, la mission Cafotrop - énergia -Museum repart en exploration, du 20 avril au 7 mai 2009. 
 
Cette fois, destination..........
.. la Guyane, avec une version pédagogique des missions. Les scientifiques partageront en effet leur passion et leurs préoccupations avec 6 adolescents.
 
L'objectif de la mission CAFOTROP-énergia-Museum est de recenser et d'analyser les insectes de la canopée des forêts tropicales. Les enjeux sont majeurs, dans la mesure où cet environnement, très spécifique, et qui concentre une grande partie des espèces, est particulièrement menacé. 

 la forêt tropicale
Quel est l'objectif de ce projet ?
 
L'objectif du projet est de dresser un inventaire préliminaire des insectes collemboles et hétéroptères de la réserve naturelle des Nouragues. 
 
La crise de la biodiversité, liée ou non au réchauffement global de la planète, reste le fait de l'activité humaine. Parmi les nombreuses approches et tentatives d'enrayer le phénomène, l'une d'elle et non des moindres, réside dans l'éducation et la sensibilisation des futurs acteurs et héritiers du patrimoine mondial : les jeunes. 
 

Le saviez-vous ?Le saviez-vous ?
 
Les hétéroptères et les collemboles ?
 
- Les hétéroptères et plus spécialement les tingidae (des punaises). Les espèces dans la canopée des arbres sont différentes des espèces trouvées sur les plantes du sous-bois.
 Après 3 expéditions (depuis 2006), au Gabon, en Argentine et à Madagascar, la mission Cafotrop - énergia -Museum repart en exploration, du 20 avril au 7 mai 2009. 
 
Cette fois, de
- Les Collemboles, insectes aptérygotes (insectes primitifs qui n'ont jamais possédés d'ailes au cours de leur évolution) et que l'on trouve essentiellement dans le sol. On en trouve cependant dans la canopée, dans ce que l'on appelle les sols « suspendus ».

 

Montauban. Un mois en Guyane pour étudier la vie les insectes

 

Trois Montalbanais partent le 16 janvier 2009 pour réaliser un film documentaire pour la TV et les scolaires.

 

 

 

Michaêl montre un de ses insectes préféré. Certains spécimen, comme cette mygale bleue,sont de véritables trésors . Les serpents aussi sont très beaux . Photo DDM,

                                                                              C'est bien sûr un Megasoma acteon !

 

Alors que le Vendée globe compte ses rescapés et que le Dakar vit une tragédie de plus, trois Montalbanais s'apprêtent à vivre une aventure beaucoup plus douce en Guyane sous la forme de la réalisation d'un film documentaire sur les insectes de cette région située à 7 500 km de la France.

Le départ est prévu pour le 16 janvier avec un retour programmé au 15 février pour l'équipe. Elle est constituée par Mickaël Denieul, 26 ans, mécanicien aéronautique mais aussi entomologiste et photographe amateur.

Cet ancien militaire est le leader de l'équipe puisqu'il a déjà effectué six expéditions entomologiques en Guyane Française. Il est accompagné dans cette expédition par Pierre Alabernia, un cameraman professionnel de 30 ans qui a travaillé à France 2 et France 3. Il est spécialiste du cadrage, de la réalisation et du montage.

Doc de haute montagne

Pierre Alabernia est également photographe. Il a à son actif plusieurs documentaires réalisés en haute montagne. Enfin, le troisième homme de l'expédition Guyane, c'est Jérôme Maillard 28 ans, également mécanicien aéronautique. Il est spécialiste de la navigation et des relevés scientifiques. Il assurera également la gestion et l'aménagement du bivouac. Ancien militaire comme son ami Mickaël, il assurera donc à lui seul le plus gros de la logistique. Il a accompagné Michaël par trois fois en Guyane et connaît parfaitement le terrain.

PLEIN CADRE SUR LE TITANUS GIGANTEUS

Les trois acteurs de ce film documentaire en devenir confirment que l'objectif du film est de faire découvrir à un large public le monde fascinant des insectes et notamment le plus gros d'entre eux, le « Titanus Giganteus » plus connu sous le nom de « le Titan » pouvant atteindre 17 cm de long. C'est dans l'immense forêt amazonienne qu'il vit et dans laquelle les trois Montalbanais vont s'aventurer pendant un mois pour ramener des images inédites. L'équipe veut, de surcroît, débusquer le maximum d'insectes dans leur biotope, mais aussi suivre l'évolution des espèces, leur fonctionnement de vie et leur environnement peuplé d'animaux sauvages comme les félins, mais encore les mygales et des serpents. Le film vise à tirer la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique et à démonter, le rôle indispensable que jouent les insectes dans l'équilibre de ces grandes forêts. Le film réalisé devrait être diffusé par la Télévision, sur Internet et aussi dans les écoles.

Un DVD sera également réalisé.


Fini pour "la Boudeuse" !

Désormais, le navigateur n'a plus qu'une idée en tête: tenter d'éviter de vendre La Boudeuse pour rembourser les créanciers. Mais, sans une aide ultime, il ne voit pas comment éviter que le trois-mâts, un des derniers navires traditionnels au monde à effectuer de grandes missions d'exploration, ne se retrouve sur le marché. L'élan épique de l'aventure sera alors épuisé.

                 http://la-boudeuse.org/photos-terre-ocean

Adeline Perkins, entomologiste, au travail


 

Guyane: une mission pour compter les insectes

Après 3 expéditions (depuis 2006), au Gabon, en Argentine et à Madagascar, la mission Cafotrop - énergia -Museum repart en exploration, du 20 avril au 7 mai 2009.
Cette fois, destination... la Guyane, avec une version pédagogique des missions. Les scientifiques partageront en effet leur passion et leurs préoccupations avec 6 adolescents.
L'objectif de la mission CAFOTROP-énergia-Museum est de recenser et d'analyser les
insectes de la canopée des forêts tropicales. Les enjeux sont majeurs, dans la mesure où cet environnement, très spécifique, et qui concentre une grande partie des espèces, est particulièrement menacé. 

 la forêt tropicale
Quel est l'objectif de ce projet ?
 
L'objectif du projet est de dresser un inventaire préliminaire des
insectes collemboles et hétéroptères de la réserve naturelle des Nouragues.
La crise de la biodiversité, liée ou non au réchauffement global de la planète, reste le fait de l'activité humaine. Parmi les nombreuses approches et tentatives d'enrayer le phénomène, l'une d'elle et non des moindres, réside dans l'éducation et la sensibilisation des futurs acteurs et héritiers du patrimoine mondial : les jeunes. 
 

Le saviez-vous ?
 
Les hétéroptères et les collemboles ?
- Les hétéroptères et plus spécialement les tingidae (des punaises). Les espèces dans la
canopée des arbres sont différentes des espèces trouvées sur les plantes du sous-bois.
- Les Collemboles,
insectes aptérygotes (insectes primitifs qui n'ont jamais possédés d'ailes au cours de leur évolution) et que l'on trouve essentiellement dans le sol. On en trouve cependant dans la canopée, dans ce que l'on appelle les sols « suspendus ».

 


 

 

Au camp des Nouragues, seize chercheurs vont séjourner plusieurs semaines pour décrypter les mécanismes qui relient les insectes aux plantes. Cette station scientifique du CNRS, implantée au coeur de la forêt de Guyane française depuis 1986, est un lieu privilégié pour l'étude du fonctionnement des forêts tropicales et de sa biodiversité.
Un premier groupe de scientifiques part à la recherche d’une plante de la famille des broméliacées. Il s'agit d'une plante épiphyte, c’est à dire qui pousse en se servant d’une autre plante comme support. Elle a la particularité de former un réservoir d’eau au cœur de ses feuilles permettant à des mini-écosystèmes aquatiques de se développer. Les chercheurs effectuent des prélèvements qui sont étudiés au laboratoire installé dans le camp.
Un deuxième groupe de chercheurs recense et liste toutes les « plantes à fourmis », désignées sous le nom plus scientifique de myrmécophytes. Ils étudient les interactions entre les différentes espèces et les comparent à des échantillons qu'ils ont récoltés dans d'autres zones de Guyane.
Enfin, un dernier groupe étudie la distribution des fourmis du sol jusqu'à la cime des arbres. On dénombre autour du camp des Nouragues plus de 200 espèces de ces insectes vivant sur la litière et presque autant dans la canopée. Un milieu d’une extrême richesse, un tiers de la biomasse animale dans cette forêt est constitué par les termites et les fourmis.


 

Papillonnite

 

La commune de Sinnamary (à l'est de la Guyane) est envahie par des nuées de papillons urticants qui forcent les habitants à s'enfermer chez eux le soir. En effet, les femelles du Papillon cendre (Hylesia metabus, Lépidoptère Saturniidé) se rassemblent autour des lumières, projetant en vol des "fléchettes" (écailles) urticantes. Alors qu'en 1994, l'invasion de Kourou avait été combattue par l'armée à coup de traitements insecticides et de déboisements, la lutte est ici du type "psychique" : des pièges lumineux sont tendus et éclairés (c'est un procédé de chasse très connu des entomologistes) et imprégnés d'insecticide (les entomologistes "cueillent" les spécimens intéressants à la pince).
Vue d'une femelle posée sur un élément de menuiserie. Elle adopte une posture caractéristique de "défense" en exposant les zones de son abdoment recouvertes de fléchettes urticantes (photo J.-F. Silvain).


 

 

En Guyane, des piégeages au malaise :

www.fsagx.ac.be/zg/Notes_fauniques/pdf%20zoologie/1201-1250/

 

Un voyage entomologique en Guyane :

http://butterflies.freeservers.com/guyane/guyane_frame-f.htm

 

 

 

 

Un excellent site sur les lépidoptères de notre cher département : http://papillons-guyane.chez.tiscali.fr


et, sur les longis de Guyane, incontournable : http://pagesperso-orange.fr/cerambycidae/


Un site très sympa sur les insectes de Guyane :

http://www.cahurel-entomologie.com/Guyane.htm


Pour les entomologistes, une très bonne adresse en Guyane :  "L'Auberge de Camp Patawa", sur la célèbre piste de Kaw, à 40 km de Roura, nos amis et collègues Odette et Jeannot (de vrais et purs entomologistes...) vous accueilleront chaleureusement et mettront à votre disposition, entre autres, tout ce qui faut pour réussir des chasses de nuit. Les tarifs d'hébergement, en pleine forêt amazonienne,  sont de plus très raisonnables.  Tel : 05 94 28 03 95


Notre collègue et ami Pascal, excellent chasseur, organise des journées de découvertes de la faune et de la flore guyanaises, avec initiation aux différents types de chasse entomologique (piégeages et chasses à vue dans la journée; chasses de nuit ...); il vend aussi toutes sortes d'insectes !
Pascal Bonin, ancien collège de Cacao, 973, Guyane française ; tel : 06 94 44 90 02 et :

http://pagesperso-orange.fr/yanoo/PB/index.htm b

 


Une nouvelle équipe peut également vous accueillir et vous fournir tout le matériel de chasse, sur la région du Maroni :

 http://www.e-entomology.com


Vous pourrez acquérir la plupart des espèces guyanaises en vous connectant au très intéressant site de mon ami Jean-Louis :

                                            http://www.entomoservice.com/boutique.html


Un nouveau piège d'interception utilisé par Jean-Louis


De bonnes chasses de nuit !

 

Quelques très belles photos de Rutelinae de notre cher département :

 


Macraspis olivieri


 

 

 

 

 


Rutela histrio


Strigidia quadripunctata (sans les taches ...)


Pelidnota granulata

 


La nymphe


 Macraspis oblonga sur le point de sortir de sa loge nymphale

sorti !

Les dix précédentes, superbes et très instructives, de notre collègue et ami François Bondil

 

 


Chlorota lesnei  Ohaus


2 superbes Antichira capucina en train de grignoter du bois


 


Une Macraspis c. chloraspis  Laporte


La nymphe vue de dessus


le dessous


Un peu plus tard; j'ai pris des couleurs !


L'imago est "prêt" ...

 


La sortie au grand air ! Je suis encore bien pâle ! Mais je vais vite prendre des couleurs ...

 

Je commence à prendre des couleurs; je vais pouvoir commencer à copuler !

 


et une belle fin finalement, mort mais encore si beau, et dans une belle boîte ...!  Pour la Science !
(Au fait ! Je m'appelle Pelidnota durantonorum Soula  ! J'ai été décrite il n'y a pas longtemps !)

Tout aussi belles, de notre collègue et ami Fabrice Lavalette

 


Pseudomacraspis affinis  (Laporte)
de notre collègue et ami Hervé Thomas

 
Pseudomacraspis affinis  (Laporte)


Strigidia quadripunctata  (Bates); devient ocre une fois morte ...



Pelidnota touroulti  Soula
 


Pelidnota durantonorum  Soula (elle aussi va foncer un peu après la mort)
 


Epichalcoplethis aciculata (Bates);
on aperçoit bien la crête de poils sur la face interne du métatibia qui caractérise le genre
 


Une nymphe assez "mûre" ...

 


et une fois complètement sorti; il semble que ce soit une femelle d'Antichira capucina  Fabricius; elle deviendra verte après quelques heures !

Ces six dernières, très intéressantes, sont de notre collègue et ami Julien Touroult

 

 


Pelidnota granulata

 
Dorysthetus lineatopennis de notre collègue et ami Roger Le Guen


Une granulata est venue sur le drap de chasse


Macraspis chloraspis


Rutela lineola

Ces deux dernières empruntées au très beau site de notre collègue et ami Jean-Louis   Giuglaris :     http://www.entomoservice.com/

 

Chers collègues, j'attends vos photos de Rutelinae de Guyane (vivants !) pour enrichir le site !

 


Rutelinae de Guyane Française déjà décrits
(d'après les anciens travaux d'Ohaus et les derniers travaux de M.L. Jameson, M. Soula et D. Bouchard):


Seulement 84 espèces (pour 29 genres) de Rutelinae ont été décrites de Guyane française; 26 autres sont "douteuses" (synonymies ou présences à confirmer). Nul doute cependant que de nombreuses découvertes restent à faire; en particulier dans les GENIATINI.

 

Clé des Tribus guyanaises :

 Le labre (L) est à peu près horizontal, accolé au clypéus (C); on peut le séparer assez facilement de ce dernier                                                                                                         1

              

Le labre est plutôt vertical, plus ou moins soudé au clypéus                                                                                                                                                       2

   1       Une membrane reborde l'élytre (voir plus haut); antennes de 9 articles                                                                                                                ANOMALINI

     

                                                                                                          

 

                           

 

           Pas de membrane; antennes de 10 articles                                                                                                                                                  RUTELINI

 

                                                                                                           

2       Le labre et le menton présentent chacun une sorte d'apophyse ou de dent  qui se rejoignent plus ou moins ; protarses élargis chez le mâle seulement ou dans les 2 sexes                                                                                                                                                                                                                                         GENIATINI

 

                                                                                                                                                          

 

       Ni le labre ni le menton ne présentent de "dent"                                                                                                                                                    SPODOCHLAMYNI               

    

 

 

 

 ANOMALINI, en cours de Révision …

 

Pas de saillie mésosternale ; tout au plus une simple boursouflure………….......................…………Anomala

Une saillie mésosternale bien présente.................................................................................................................................................................Callistethus                                            

 

 


Anomala, "groupe - binotata" :
Anomala brunipennis (Gyllenhal), 1817, in Schönherr Syn. Ins. Bd, 2(2), p. 220 [Melolontha]; décrite du Surinam = Anomala  limbata Laporte, 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, p. 136; décrite de Cayenne

douteuses:
Anomala arawaka Ohaus, 1902, Stettin. Ent. Zeit., p. 44; décrite de Surinam voisin.
Anomala inconstans Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 252 et 562; "Amérique du Sud"; sa présence est à confirmer en Guyane...
Anomala undulata varians (Fabricius), 1801; Syst. Eleuth., Vol. 2, p. 173; décrite du Guyana.
Anomala jordani Ohaus, 1902, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 63, p. 42; décrite du Guyana [Spilota].
Anomala vayana Ohaus, 1930, D. Ent. Zeit., p. 147; décrite du Guyana.

 

                                                    

                                                                        

                   Anomala                                                                                     Callisthetus

Callistethus, groupe - maculatus :
Callistethus atropurpureus (Ohaus), 1897, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 58, p. 414; décrite de Cayenne  [Anomala]
Callistethus sulcipennis (Laporte), 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, Vol. 2, p. 136; décrite de Cayenne [Anomala] = Anomala surinama Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 538, décrite du Guyana.

douteuses:
Callistethus trivittatus Perty, 1831, Observ. Col. Ind. Orient., p. 34 [Spilota]; décrite de Java (!) = Anomala costopunctata Ohaus, 1897, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 58, p. 425; décrite de Cayenne (!) = Spilota ignorata, 1910, Brancsik, Soc. Hist. Nat. Trencsen, p. 183; sans localité !; il faudra évidemment retrouver les types et l'espèce elle-même pour éclaircir ce "sac de noeuds" !
Callistethus marginatus (Fabricius), 1792, Ent. Syst., Vol.1(2), p. 164, de l'Amérique du nord jusqu'à l'Amazonie !
Callistethus virescens (Burmeister), 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 268; décrite du Guyana.
douteuses:
Strigoderma marginata Olivier, 1789, Entomologie, Vol. 1(5), p. 70 [Melolontha]; décrite "d'Amérique méridionale" = Melolontha glabrata Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., Vol. 2, p. 178;  Amérique méridionale = Melolontha videns Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., Vol. 2, p. 178; Amérique méridionale; il s'agit de vérifier ces synonymies et de vérifier si l'espèce est bien présente en Guyane.
Strigoderma villosula Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, p. 203; décrite "d'Amérique du sud"; il faut vérifier sa présence en Guyane.

 

RUTELINI, Révision pratiquement terminée

Clé de détermination des sous-Tribus de RUTELINI de Guyane Française :          

                                               

 1          Suture clypéo-frontale nette et complète..............................................................AREODINA

            Suture clypéo-frontale interrompue au milieu ou totalement absente.....................................2

2          Base du pronotum entièrement rebordée ………..……...…………….……………..……..………….…..PELIDNOTINA

            Rebord basal du pronotum incomplet, effacé en son milieu ou totalement absent  .……..…………….…3

3          Bord apical des métatibias non cilié…………………………….………………………………………………………..RUTELINA

           Bord apical des métatibias cilié ..................................…………...............................ANTICHIRINA

 

 AREODINA :
             Byrsopolis aenescens Ohaus, 1915, D. Ent. Zeit., p. 225

 

                                         

                                                                                                        Une suture clypéo-frontale complète

PELIDNOTINA

Le bord postérieur du pronotum rebordé

 

      Clé de détermination des PELIDNOTINA de Guyane française :

1      Le mâle présente des cals apicaux prolongés en pointe ; mâle et femelle sont d’un vert très sombre, plus sombre que celui des Pelidnota vertes ; femelle plus grosse et encore plus sombre que celle de P. girardi ; peu commune…............................................................…Hoplopelidnota metallica
      Mâle sans ces pointes ; espèces brunâtres ou d’un vert plus clair …………………..............................….................................…..…..………….……….. 2
2      Les pattes postérieures du mâle sont plus longues que chez les voisines ; surtout chez le mâle ; une crinière de poils à l’intérieur du métatibia....3   
       Pattes de proportions plus habituelles ; pas de crinière sur le ……..………................................…………………………................................……………….4

3      Grosse et magnifique espèce d’un vert éclatant à reflets cuivreux plus ou moins intenses ; peu  commune............………Epichalcoplethis chameleon
   Plus petite, assez fortement allongées ; brunâtre à reflets verdâtres ; corps un peu plus foncé que les élytres ; assez commune............................................................................................................................................................Epichalcoplethis  aciculata
4    Espèces brunâtres ou jaunâtres……………………………..…..............................................................................……………………………………………………….5
      Espèces verdâtres………………………………………………………….........................................................................................……..……………………………….8
5    Une crinière de poils sur le bord postérieur de l’élytre, à l’approche de l’angle sutural ; une très grosse et forte ponctuation du pronotum ; commune…………………………………..............................................................................................................………………………………. Pelidnota touroulti
      Pas de crinière sur ce bord postérieur de l’élytre……………………...............................…………….........................................………….………………………..6
6    Des points en nombre variable sur les côtés du pronotum et des élytres ; mais quelques spécimens sans les points ! Assez allongées…….…………………7
      Pas de points ; plus grosse et plus trapue ; commune………………...............................................................…..………………………….P. durantonorum
7    Petite espèce d’un ocre jaunâtre plutôt clair ; la plus petite des « jaunâtres » ; jusqu’à 4 points ; pas très commune......……....……P. quadripunctata
      Plus grande, encore plus allongée ; jusqu’à 8 points ; très rare ! A rechercher !…….....................................................……….…………….P. lavalettei
8    Assez grosses ; les élytres grossièrement ponctués et même ridés………………..............................................................……………………..……………. 9
      Nettement plus petites et plus lisses……………………………………………………................................................................................……………..……….11 
9    Dessous et pattes cuivreux……………………………………………………....................................................…….............................…………………………………10
      Dessous et pattes à peu près du même vert plus clair que chez les 2 voisines ; peu commune…...............................................…….... P. bleuzeni
10  Un peu plus claire que la suivante ; pronotum fortement ponctué et ridé ; commune ………………........................................................P. granulata
      Plus foncée donc ; le pronotum moins ponctué et surtout moins ridé ; peu commune……………......................................................………..P. girardi
11 Les pattes postérieures ne sont pas particulièrement renforcées ni allongées ; d’un vert plus clair et plus brillant; abdomen « habituel » ; peu commune………………………………………………………............................................................................................................……….P. parvasedmagnifica
   Pattes postérieurs renforcées, surtout chez le mâle ; d’un vert plus foncé et plus « rugueux » ; abdomen très particulier ; très rare ! A rechercher !...............................................................................................................................................................................P. cerdai

 

 Hoplopelidnota metallica Laporte, 1840, Hist. Nat. Col., p. 122 Laporte, 1840, Hist. Nat. Col., p. 122

 

  

Epichalcoplethis chameleon (Herbst), 1769, Cat. Syst. Col., pl. 21, fig. 139

  

 

 

 
Epichalcoplethis aciculata Bates, 1904, Trans.
Ent. Soc. London, p. 261
Pelidnota  touroulti 
Soula , "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 2
Pelidnota durantonorum   Soula, "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 3
Pelidnota quadripunctata Bates, 1904, Trans. Ent. Soc. London, p. 269
Pelidnota lavalettei  Soula , "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 2
Pelidnota bleuzeni Bouchard, 2003, "Coléoptères", p. 105

 


Pelidnota granulata (Gory), 1834, Ann. Soc. Ent. France, p. 112 [Rutela]
Pelidnota girardi Bouchard, 2003, "Coléoptères", p. 104
Pelidnota parvasedmagnifica  (Soula et Moragues), 2006, "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 1
Pelidnota cerdai  (Soula), 2006, "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 1

 

douteuses: en fait, ce sont de très anciens types à retrouver

Pelidnota marginata
Laporte, 1840, Hist. Nat. Col., p. 122
Pelidnota terminata Laporte, 1840, Hist. Nat. Col., p. 122
 

 


Rutela lineola (Linné), 1767, Syst. Nat. (ed.12), Vol. 1(2), p. 552   [Scarabeus]
Rutela histrio Sahlberg, 1823, Periculum Ent., Part. 5, pl. 1, fig.5

 

 

Microrutela campa (Ohaus), 1922, D. Ent. Zeit., p. 325 [Rutela]

 

 

douteuses:

Rutela formosa Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 383; un seul exemplaire connu étiqueté "Cayenne".
Rutela laeta
(Weber), 1801, Obs. Ent., p. 68  [Cetonia]; un seul exemplaire connu étiqueté "Cayenne".
Rutela tricolorea Ohaus, 1905, Stettin. Ent. Zeit., p. 310; 2 exemplaires connus étiquetés "Cayenne".

Microrutela egana (Ohaus), 1922, D. Ent. Zeit., p. 325 [Rutela]; un seul exemplaire connu étiqueté "Cayenne".

Cnemida lacerata (Germar), 1824, Ins. Spec. Nov, Vol. 1, p. 118; présence en Guyane à vérifier!
Cnemida leprieuri Arrow, 1899, Ann. Mag. Nat. Hist., Vol. 4(7), p. 367; de nombreuses captures récentes.

 
Cnemida retusa (Fabricius), 1801, Syst. Eleuth, Vol.2, p. 133 [Trichius]
Cnemida tristriata Jameson,  1996, Insecta Mundi, Vol.10, Nos. 1-4, p. 299 ; quelques récentes captures confirment la présence de cette espèce dans notre département !

 

ANTICHIRINA

 Clé de détermination des genres guyanais de la Sous-Tribu :

1         Le scutellum est plutôt petit, plus large à sa base que long au milieu; le lobe médiobasal du pronotum est convexe...........................................................................................................................................................    .2
          
Le scutellum est en général grand, aussi long que large ou plus long que large; le lobe médiobasal du pronotum est à peu près droit ou concave…........................................................................................................................……….…….…3

2      La saillie mésosternale est petite; elle ne dépasse pas ou dépasse à peine les hanches médianes; elle est courbée vers le bas .......................................................................................................................................................Chlorota
       
La saillie mésosternale s'allonge fortement et semble remarquablement cassée; les angles postérieurs du pronotum étirés vers l'arrière....................................................................................................................................Mucama    

3      Scutellum subéquilatéral, aux côtés fortement courbés;  tous les tibias s'épaississent; abdomen et poitrine glabres; les élytres régulièrement et finement ridés ....................................................................................................Chalcenthis
        Scutellum nettement plus long que large..........................................................................................................4

4    Grand Les mandibules sont arrondies sur leur bord externe...................................................................................5
        Les mandibules sont plus ou moins échancrées (ou du moins concaves) sur leur bord externe; leurs "dents" externe et apicale étant plus ou moins relevées......................................................................................................................7

5      Le scutellum est relativement petit, plus court que la moitié de la suture élytrale; le lobe médio-basal pronotal, devant le scutellum, est droit ............................................................................................................................Ptenomela
       
Le scutellum est grand; moins grand que chez Macraspis cependant; le lobe médio-basal pronotal, devant le scutellum, est concave.........................................................................................................................................................6

6          Mandibules très étroites, en forme de "faucille", le "tranchant" profondément concave; lobe médiobasal du pronotum bien arrondi; la griffe interne du tarse antérieur du mâle peu épaissie; les bords latéraux des élytres de la femelle sans cal .............................................................................................................................................Pseudomacraspis
Les mandibules plus larges et plus courtes, n'ont plus vraiment cet aspect en faucille; le lobe médio-basal plus faiblement arrondi; apex du scutellum moins effilé; une remarquable dent sur la base de l'arête interne des méso. et métatarses des mâles.............................................................................................................................................Theuremaripa

7         Bord antérieur du clypéus  profondément échancré ….....................................................................Lagochile
           Bord antérieur du clypéus très légèrement concave ou droit ou le plus souvent convexe, ni échancré, ni crénelé….............................................................................................................................……………………………………8

      Très grand scutellum, aussi long ou plus long que la suture élytrale; côtés des premiers sternites et face dorsal des fémurs postérieurs portant un appareil stridulatoire (respectivement passif et actif).................................................................................................................................................Macraspis
           Scutellum assez grand, mais cependant bien moins long que la suture élytrale; pas d'appareil stridulatoire …….....................................................................................................................................................………………….9

9      Saillie longue, voire singulièrement longue; bords latéraux des élytres de la femelle non élargis ou seulement très légèrement et régulièrement.............................................................................................................................10
       Saillie courte, voire singulièrement courte; bords latéraux des élytres de la femelle qui s'élargissent singulèrement; clypéus remarquablement tronqué, présentant à l'avant un plan très incliné au bord légèrement concave; labre qui dépasse largement avec son bord antérieur remarquablement concave; les élytres profondément sillonnés.................. Telaugis

10     Elytres bien sillonnés, les côtes et intervalles identiquement bombés en largeur et profondeur; corps en large ovale, encore élargi et déprimé vers l'arrière (aussi bien chez le mâle que chez la femelle)..............…...........…………………Vayana
          Elytres pas ou seulement légèrement sillonnés............................................................................................11

11       Bordure latéro-postérieure de l'élytre lisse; espèces bien convexes; le lobe médio-basal du pronotum légèrement arqué en concavité..............................................................................................................................................12
         Bordure latéro-postérieure de l'élytre plus ou moins crénelée; espèces le plus souvent assez déprimées à l'arrière; lobe médio-basal du pronotum plus ou moins fortement arqué en concavité………................................................................13

12     Forme en large ovale; chez le mâle, la griffe antérieure interne est bifide, les autres simples; chez la femelle, la griffe antérieure interne est simple mais munie d'une dent basale plus ou moins développée (comme un reste de "bifidité"), les autres griffes internes bifides......................................................................................................................Antichira
        De forme allongée avec les côtés subparallèles; chez le mâle, la griffe antérieure interne est bifide, les autres simples; chez la femelle, toutes les griffes internes sont bifides ............................................................................Antichiroides 

13     La saillie est d'abord abaissée, peu courbée et donc ensuite peu relevée à l'approche de l'apex, avec cet apex plus ou moins épaissi; lobe médio-basal toujours assez arqué (et concave !); assez grandes espèces.......................Dorysthetus
     La saillie est courbée et se relève donc plus fortement à l'approche de l'apex, avec cet apex plus ou moins affiné..............................................................................................................................................................14

14      Lobe médio-basal encore bien arqué ; une très longue saillie en crochet relevé; un très grand scutellum; assez petite espèce en ovale allongé...............................................................................................................Paradorysthetus
         Lobe médio-basal encore concave ou droit chez le mâle, légèrement convexe chez la femelle; clypéus modérément avancé et vaguement semi-circulaire; labre dépassant largement avec un bord antérieur légèrement concave; disque élytral fortement strié et ponctué...................................................................................................................Exantichira   

Liste des espèces (une espèce de chaque genre sera représentée)

Chlorota  metallica  Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 363; la présence de cette splendide espèce est cependant à confirmer, car elle n'a pas été                  reprise depuis bien des années...
Chlorota lesnei Ohaus, 1912, Stettin. Ent. Zeit., p. 294, décrite de St. Laurent; je l'ai retrouvée ailleurs...
Chlorota surinama Ohaus, 1898, Stettin. Ent. Zeit., p. 58
Chlorota haemorrhoidalis (Olivier), 1789, Entomologie, Vol. 1(5), p. 79 [Melolontha].

 


Chlorota cerdani Soula, 2002
Chlorota terminata (Serville), 1825, Encyclopédie Méthodique, Vol. 10, p. 317 [Rutela].
Mucama camusi  Soula, 2002, Les Coléoptères du Monde, 26,2

 


Chalcenthis bonini Soula, "Les Coléoptères du Nouveau Monde", RUTELINI 3, p.

 


Ptenomela psittacina (Burmeister), 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 366.

                                                               


Pseudomacraspis affinis (Laporte), 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, Vol. 2, p. 118

                                    

Theuremaripa cayennensis  (Ohaus), 1903, Berl. ent. Z., p. 229 (une variété mélanisante, carbonaria, très fréquente)

 

 

Theuremaripa moraguesi  Soula, 2002, "Les Coléoptères du Monde", 26,2, p. 241 et 26, p. 93   
Lagochile brunnipes (Olivier), 1789, Entomologie, Vol. 1(6), p. 77 [Cetonia].
Lagochile brunnea castanea Benderitter, 1923, Bul. Soc. Ent. France, p. 91

                                                                                                                    

 

 

 

 

                              

 

 

                                                                 

                                                                                                           Clypéus et labre échancrés                               


Lagochile giuglarisi  Soula, 2005, Les Coléoptères du Monde, 26,3
Lagochile cetonoides rosanti  Soula, 2005, Les Coléoptères du Monde, 26,3
Lagochile macraspidoides  Ohaus, présence très probable à confirmer. Confirmée !
Lagochile  laticollis  Soula, 2005, présence en Guyane à confirmer ...
Lagochile  monnei  Soula, 2005, présence probable, mais à confirmer...).
Lagochile sparsa  guyanensis  Soula, 2005, Les Coléoptères du Monde, 26,3
Lagochile  trigona  soleri  
Soula, 2005, Les Coléoptères du Monde, 26,3
Lagochile  trigona  incerta  Soula, 2005, Les Coléoptères du Monde, 26,3
Macraspis chloraspis chloraspis (Laporte), 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, Vol. 2, p. 118
Macraspis lateralis (Olivier), 1789, Entomologie, Vol. 1(6), p. 80
Macraspis xanthosticta Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 359
Macraspis pseudochrysis Landin, 1956, Ent. Tidskr., p. 16
Macraspis oblonga Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 359
Macraspis splendida  (Fabricius), présence à confirmer; peut-être une variété d'oblonga ou d'olivieri ?
Macraspis olivieri (Waterhouse), 1881, Trans. Ent. Soc. London, p. 537

Macraspis faurei Soula, 2006, Les Coléoptères du Nouveau Monde, RUTELINI 1, p. 158, décrite sur un mâle du Ceara (Brésil) et présente en Guyane ...
Telaugis aenescens Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 337

 


Vayana bicolor (Olivier), 1789, Entomologie, Vol. 1(6), p. 70

 

 


Antichira capucina (Fabricius), 1787, Mantissa Insectorum, Vol. 1, p. 28

 


Antichira girardi Soula, 1998, Révision des Anticheirina 1, p. 61
Antichiroides generosus (Waterhouse), 1881, Trans. Ent. Soc. London, p. 541
Antichiroides cuprinus (Laporte), 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, Vol. 2, p. 117

 


Dorysthetus virens virens (Drury), 1773, Illustrations of Natural History, Vol. 2, p. 54
Dorysthetus lineatopennis Ohaus, 1912, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 73, p. 278
Dorysthetus corruscus (Serville), 1825, Encyclopédie Méthodique, Vol. 10, p. 317

                         


Dorysthetus cayennensis Ohaus, 1905, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 66, p. 297
Paradorysthetus coerulescens (Blanchard), 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, p. 205

 

 

Exantichira rigouti Soula, 1998, Les Coléoptères du Monde, 26,1, Révision des Anticheirina 1, p. 110 et 2002, Les Coléoptères du Monde, 26, p. 83. 

 

douteuses :
Macraspis guyanensis guyanensis Soula, Révision des Anticheirina 1, p. 24; un seul exemplaire connu étiqueté "Guyane".
Chlorota metallica Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 363 = aulica; décrite de Guyane, elle n'a jamais été reprise; assez commune dans la Mata atlantica brésilienne.






 
GENIATINI


 

                                                                                         

                 

 

A gauche, une tête de Bolax ; à droite, celle d’un Leucothyreus ; remarquez la grande différence de taille des yeux, un des caractères distinctifs essentiels

 
Bolax foveolata Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, p. 236; décrite de Cayenne.
Bolax squamulifera Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, p. 236; décrite de Cayenne.
Bolax vittipennis (Laporte), 1840, Histoire Naturelle des Coléoptères, p. 139; décrite de Cayenne [Aulacodus]

 


Leucothyreus aloysius Ohaus, 1918, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 79, p. 350; décrite de Passoura (G.F.)
Leucothyreus amandus Ohaus, 1918, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 79, p. 354; décrite de Charvein, sur le bas Maroni (G.F.)
Leucothyreus crispinus Ohaus, 1918, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 79, p. 353; décrite de Cayenne et Kourou.
Leucothyreus lividus Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 496, décrite de Guyana = Leucothyreus capitatus Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, p. 239; Cayenne = Leucothyreus pallens Erichson, 1848, in Schonburgk, p. 563; Cayenne.
Leucothyreus melchiades Ohaus, 1918, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 79, p. 356; décrite de Cayenne et "Amazonie".
Leucothyreus metallescens Burmeister, 1844, Handb. Ent., Vol. 4(1), p. 497, décrite de Cayenne.
Leucothyreus nitidulus  (Olivier), 1789, Entomologie, Vol. 1(5), p. 70 [Melolontha], décrite de Cayenne.


Leucothyreus parvulus Ohaus, 1931, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 92, p. 240; décrite de St. Laurent du Maroni.
Leucothyreus vayanus Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 9; sur une femelle provenant de Cayenne.
Geniatosoma nigrum (Ohaus), 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 49; décrite de Cayenne et Godebert.


Lobogeniates apicalis Ohaus, 1931, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 92, p. 249; décrite du bas-Maroni.
Lobogeniates flavolineatus Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 30; décrite de Cayenne.
Lobogeniates marronus Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 35; décrite de Cayenne.
Lobogeniates punctipennis Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 35; décrite de Cayenne.


Lobogeniates signicollis
Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 34; décrite de Cayenne.
Trizogeniates temporalis  Ohaus, 1917, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 78, p. 41, décrite du Pérou.

douteuses :
Leucothyreus anachoreta Erichson, 1848, in Schonburgk, p. 563; décrite du Guyana.
Leucothyreus modestus Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, p. 238; décrite "d'Amérique du sud".
Leucothyreus pallidipes Blanchard, 1850, Catalogue de le Collection d'Entomologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, p. 237; décrite "d'Amérique du sud", Venezuela.
Leucothyreus stibentes Ohaus, 1924, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 84, p. 183; décrite du Guyana.
Lobogeniates waraputanus Ohaus, 1931, Stettin. Ent. Zeit., Vol. 92, p. 252; décrite du Guyana.

 

SPODOCHLAMYNI 

        
Spodochlamys caesarea Burmeister, 1855, Handb. Ent., Vol. 4(2), p. 529                            
                                                                  

                                                                                                                                                      

   

 

 

Quelques espèces récemment décrites (l'échelle n'est pas du tout respectée) :

                       
     Chlorota cerdani  Soula           Lagochile sparsa guyanensis Soula            Antichira girardi  Soula

Exanticheira rigouti                                                          

Exantichira rigouti    Soula                       Lagochile giuglarisi  Soula                        Mucama camusi  Soula

                                            
(1) Strigidia bleuzeni  (Bouchard)  (2) Strigidia girardi  (Bouchard)  (3) Strigidia parvasedmagnifica Soula et Moragues
(4) Strigidia cerdai  Soula
 

Quelques changements d'importance :

                  
(1) Hoplopelidnota  metallica  (Laporte) = Hoplopelidnota candezei   (Bates)  (2) Pelidnota touroulti  Soula =  Heteropelidnota  cribrata  Ohaus  (3) Dorysthetus  cayennensis  (Ohaus)  n. statut (4)  Theuremaripa cayennensis (Ohaus) n. comb.
 

Quelques raretés guyanaises :


(1) Paradorysthetus  coerulescens (Blanchard)  (2) Antichiroides generosus (Waterhouse)
(3) Lagochile  macraspidoides (Ohaus)  (4) Lagochile cetonoides rosanti  Soula
 (Les 2 derniers ont les angles postérieurs du pronotum jaunâtres)

 

 

2009 : trois espèces nouvelles pour la faune de Guyane !


    

  

      Macraspis faurei Soula                       Chalcenthis bonini  Soula           Cnemida tristriata  Jameson 

 

 

Un mystère :


Wanted !!

Cette superbe Chlorota metallica Burmeister (25-30mm) a été capturée au début du 19ème siècle, avec quelques autres très rares spécimens; jamais reprise depuis, malgré les innombrables chasses effectuées dans notre cher département !!

 

à votre disposition pour la détermination de vos spécimens, je suis également vivement intéressé par des échanges et par toutes les informations ou observations que vous pourriez m'apporter sur la biologie de ces insectes.

 

 

 

 

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